Ador

ADOR est le blaze d’un artiste né en 1972 à Philadelphie. Il vit et travaille à Nantes. Passionné de dessin depuis toujours, il s’est rapidement tourné vers la rue comme support de prédilection. Le « mur » comme support idéal pour donner libre cours à son imagination, échanger et communiquer avec les gens.

Son blaze est une référence évidente au goût ; un prénom qui rappel quelque chose d’enfantin et coloré.  Ensuite, lui sont venus des objets pour qu’ils correspondent : une image illustrée par une cage sans oiseau, un porte Terre sans Terre, un réveil sans aiguilles et un robinet sans eau : Attrapé, Délaissé, Oublié, Rejeté ».

C’est en 2003 qu’il commence à taguer dans la rue, puis en 2005 se tourne rapidement dans l’élaboration de fresques à ciel ouvert. Ses inspirations sont multiples et inépuisables. Bien qu’ayant étudié aux Beaux-Arts l’artiste ne s’enferme pas dans un style particulier et encore moins dans un carcan académique. Ses créations sont libres, souvent le fruit d’une imagination en phase avec ses humeurs. Un thème récurrent dans son travail : « l’énorme farce ou la grande parade ». Une multitude de personnages est proposée dans une structure désordonnée ou le chaos supposé semble offrir un semblant d’ordre. Le passant est à la fois spectateur et acteur ; en phase avec son vécu et imagination, il se projette et créé sa propre interprétation. « Comme une frise ou un cadavre exquis, l’idée serait de fabriquer une image générale dans laquelle le spectateur peut déambuler à sa guise et dans le sens qu’il veut. Nous cherchons à décliner nos travaux en peintures, fresques, volumes, installations et j’espère en animation dans le futur. Tous ces moyens au service d’un univers qui est en construction. » En fabriquant un alphabet illustré, l’artiste cherche à approfondir un langage ; affiner un vocabulaire pour aller à l’essentiel. Cet alphabet ne ressemble pas toujours à des lettres et ces dernières sont interchangeables : « Il y a moyen de décrypter mais pas toujours, ceux qui regardent peuvent savoir mais ceux qui ne savent pas ne le sauront vraiment pas. Je ne pense pas me parler tout seul, je propose une possibilité de lire la chose de manière différente pour que le spectateur fasse sa propre combinaison » Ses fresques peuvent être le résultat d’un projet murement réfléchit mais pas toujours. Les idées lui viennent avec ou sans préméditation, en solo ou en collaboration notamment avec SÉMOR dans une sorte de complémentarité sans qu’aucun ne marche sur le terrain de l’autre. Chacun a ses recherches sans s’approprier celles de l’autre. Les projets à plusieurs sont importants dans le cheminement artistique ; ils permettent d’échanger, d’enrichir une certaine créativité et d’approfondir la technique picturale.

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